Comprendre et agir sur l’anxiété : les symptômes

L’anxiété est un symptôme qui se répand de plus en plus et qui tend à devenir chronique chez nombre d’entre nous. Certain-e-s s’habituent même à vivre avec cette anxiété, considérant cette sensation diffuse de stress et d’oppression comme un moindre mal, faute de trouver des moyens d’y remédier. Même si dans ses formes les plus anodines, l’anxiété peut être considérée comme une réaction normale au stress, elle malmène et ronge peu à peu notre qualité de vie, notre bien-être psychique et nos capacités à agir sereinement. A termes, elle produit même un trouble socialement invalidant qu’il faut prendre en charge sérieusement.
Il ne s’agit pas ici de se débarrasser de l’anxiété à tout prix. L’anxiété est un symptôme. Et à ce titre, il est toujours préférable et plus efficace de comprendre de quoi il est le symptôme pour en saisir les causes profondes que de chercher seulement à faire taire le symptôme. C’est le seul moyen pour y apporter une ou des réponses pertinence(s). A défaut le déséquilibre sous-jacent réapparaîtra sous d’autres formes, d’autres symptômes souvent plus handicapants ou douloureux. Comprendre en profondeur ce qu’est l’anxiété est ainsi l’objectif de ces différents articles sur ce sujet pour pouvoir et apporter des réponses adéquates et pérennes.
La définition classique de l’anxiété est un état chronique de peur et de malaise. Si cette définition a son intérêt, elle peine pourtant à nous donner des clefs intéressantes pour la comprendre plus finement. Partons donc plutôt des caractéristiques de cette sensation globale et diffuse que nous avons toutes et tous plus ou moins déjà ressenti-e à un moment ou un autre, afin de trouver des réponses pertinentes pour y remédier.
Les symptômes de l’anxiété
L’anxiété se présente sous trois caractéristiques principales. La première d’entre elles est son lieu de manifestation : le cœur. En effet, l’anxiété se manifeste par une sensation plus ou moins accentuée d’oppression au niveau de la cage thoracique et plus précisément au niveau de la zone du Cœur. La seconde est qu’elle se manifeste paradoxalement plutôt dans les moments de détente ou d’inaction. Enfin, la troisième et dernière caractéristique de l’anxiété est la difficulté à établir un lien direct entre la survenue de cette anxiété et un évènement précis.
1 – Un déséquilibre qui se situe au niveau du Cœur
La première caractéristique de l’anxiété est la plus évidente, surtout pour les personnes qui l’éprouvent régulièrement : il s’agit d’une sensation d’oppression plus ou moins diffuse dans la région du cœur et de manière plus large de l’ensemble de la cage thoracique . A cette oppression s’ajoute souvent une difficulté à respirer normalement. L’important pour nous est cette situation anatomique caractéristique : l’anxiété est un processus dont la zone principale se situe au niveau du Cœur. Au niveau énergétique, le fait qu’on la perçoive sous la forme d’une oppression indique qu’il s’agit d’un trop plein d’énergie qui stagne dans cette zone.

2 – Une survenue déroutante
La seconde caractéristique de l’anxiété est sans doute la plus déroutante : celle-ci se déclenche et se développe dans les moments de détente et/ou d’inaction. Cette étrangeté est telle que souvent nous n’avons pas conscience de ce trait singulier de l’anxiété. Pourtant, si vous êtes concerné-e-s par l’anxiété, réfléchissez aux moments où elle survient. C’est le plus souvent lorsque l’on s’arrête, lorsque l’on se pose. Elle apparaît ainsi la nuit (« l’anxiété nocturne« ), lorsque l’on est censé se reposer et de plus rien faire, en début de vacances ou de week-end ou alors en fin de week-end (comme l’anxiété spécifique du dimanche soir….). Bref, l’anxiété survient lorsque l’on cherche à ralentir et que les choses commencent enfin à se poser… Cela est donc particulièrement déroutant car tout ceci va à l’encontre du bon sens. Que l’on soit stressé lorsqu’on agit, lorsqu’on affronte une difficulté ou qu’on se mobilise semble logique. Mais que l’anxiété surgisse au moment même où l’on se détend et que l’on sort de l’action la rend incompréhensible. Réside pourtant ici une des clés de sa bonne compréhension que nous expliciterons plus loin.
3 – Une peur sans objet
La troisième caractéristique de l’anxiété est qu’il la plupart du temps difficile de la relier directement à un évènement ou une situation de stress précise. Tout se passe comme s’il y avait une coupure temporelle entre ce qui provoque l’anxiété (son objet plus ou moins identifié) et sa survenue…. Certaine personne définisse pour cette raison l’anxiété comme « une peur sans objet »…. C’est ce qui explique en partie également sa dimension déroutante que nous venons d’évoquer… Et cette difficulté à relier la survenue de l’anxiété à un évènement ou une situation précise renforce encore un plus plus le niveau d’anxiété : faute de pouvoir situer son origine, nous avons du mal à établir une stratégie de réaction pour tenter de la réduire… C’est ce qui donne à l’anxiété cette sensation d’impuissance et de tétanie qui,souvent, l’accompagne …
Pour résumer, l’anxiété se présente donc autour de trois éléments :
- Sa localisation au niveau du Cœur
- Sa temporalité paradoxale : elle survient dans les moments de détente ou d’inaction
- Une logique trouble : nous peinons à mettre un lien de cause a effet entre l’anxiété et un évènement précis
Et c’est en cherchant à comprendre et à mettre en relation ces trois caractéristiques que nous pourrons proposer des outils efficaces pour y faire face. Un détour par l’énergétique chinoise et sa conception du lien entre Cœur et Esprit pourra nous y aider.
